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A story about a moon, a raven and a needle…

Il y a quelques mois suite aux louanges qu’un ami en faisait j’ai commencée à écouter du Porcupine tree. Ecoute qui s’est vite mué en violente addiction musicale 🙂 . Quelques exemples :

Porcupine Tree donc est un groupe britton de prog rock emmené par Steven Wilson. Si vous êtes motivé vous pouvez aller faire un tour sur la page Wikipédia du bonhomme mais pour résumer il s’agit du leader de Porcupine Tree donc, qui compte également trois albums solo à son actif. Des side projects de partout et qui en plus de ça passe ces week-end à remixer les albums des copains d’Opeth, de Pineapple Thief ou quasi l’intégralité du catalogue de king Crimson. Oui le gars est prolifique ^^.

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Wilson réfléchisant à un concept album pendant sa pause dèj

J’ai commencé par écouter l’album “Deadwing” (jetez vous dessus, là tout de suite!)  puis “The fear of the blank planet” puis les projets solo de Wilson et j’étais perdue pour la patrie ^^.

Donc quand le type en question à annoncé son future passage à Paris pour la tournée de son dernier album en date “The raven that refused to sing and others stories”  (très bon album, jetez vous dessus là tout des suite! Oui aussi ^^) j’ai pas hésité longtemps à prendre ma place.

La pochette de “The raven…”  :

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J’adore cet artwork!  Je voulais essayer de le  transposer en t-shirt pour porter au concert.

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En guise de patron j’ai utilisé un t-shirt de ma pile de fringues à recycler et pour le tissu un teesh xxxl de décath (je me fournis quasiment toujours là bas quand j’ai besoin de jersey en petite quantité).

Pas de difficultés particulières les t-shirts je commence à maîtriser ^^ . Par contre le jersey étant plus épais que celui de mon t-shirt de base, le résultat s’est avéré un peu trop moulant à mon gout. Les manches étaient sensées être froncées sur le haut mais je ne sais pas comment je me suis débrouillée à les couper elles faisaient exactement la taille de l’emmanchure sans besoin de fronces. Ça fait un t-shirt plus classique mais c’est pas dramatique (et en plus ça rime^^). Pour être raccord avec le motif j’ai utilisé un reste de fil gris pour ourler le bas des manches et l’encolure. Et il faut vraiment que j’investisse dans une aiguille double pour ce genre de finitions.

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Pour le motif  j’ai coupé un rond en gabardine grise (l’assiette plate : le gabarit parfait ^^) que je me suis amusée à broder à la machine. C’était assez fun à réaliser :). Pour l’assemblage j’ai testé la technique de l’applique inversée. Oui je sais, pour cette technique on est sensé utiliser du tissu qui ne s’effiloche pas. Mais c’est tout ce que j’avais sous la main et puis une fois surfilé ça marche tout pareil… du moins pour l’instant.

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Je l’ai fièrement porté au concert! 🙂

Dans le Jukebox : 

et bien j’ai écouté le “Raven” en question histoire de rester dans l’ambiance :).  Je vous posterais bien la totalité de l’album parce qu’il gagne vraiment à être écouté d’un bloc, mais je vais me contenter de deux titres :

Drive home” : merveilleux ce morceaux est merveilleux :

The watchmaker”  ou l’art de passez de la berceuse au bourrin :

 

Le concert était absolument génial (et non je n’exagère pas 🙂 ).  J’en ais fait une petite review si un peu de lecture vous tente 🙂 :

Par contre je précise que j’ai écris cette review à chaud en pleine émotion post concert (et les bons concerts me provoque de fortes émotions ^^) et bien qu’elle ai été corrigée (Bab, Lex si vous passez par là merci beaucoup!)  j’y parle avec mon langage de poissonnière habituel. Je vous pris donc de m’excuser pour mes putain/bordel/etc etc que j’essais habituellement d’éviter sur ce blog parce que ça désespère ma maman ^^.

The barefoot musician& band, paris and others stories

Vendredi 8 mars 2013 6h30 : première sonnerie du réveil.

Bordel, c’est ce soir! Le temps du petit déj’ et des ablutions matinales et on est partis.

Arrivée à la gare, je retrouve Kouta, aka le plus grand fan du Sir Wilsonien recensé à ce jour. 2h14 de voyage à base de briefing de concert : t’as vu la setlist? Oh punaise ils vont vraiment jouer tout the Raven! Et mais c’est trop bien il y aura «Deform to form a star» aussi, OMG y a un des deux rappels c’est une song de Porcupine Tree!

10h14 : arrivés à la capitale, Lexxie (parisienne et fan Wilsonienne fraîchement convertie) nous récupère, direction chez elle pour poser les affaires et se sustenter (raclette improvisée, le repas parfait avant de piétiner des heures dans le froid) et c’est reparti!

C’est que le musicien pieds-nus est en dédicace de 13h à 14h, faut pas traîner. Deux RER plus tard, nous voilà dans la file d’attente devant Gibert : des t-shirt d’Opeth et Porcupine Tree partout et des éditions deluxe du Raven sous pas mal de bras. On avance doucement mais sûrement en déconnant.

Quand j’aperçois le Wilson en chair, en os et en lunettes… et là une impression de bordelmaisilestàdeuxmétresdemoietpasenpixelsetenplusilsourit me tombe sur le coin de la gueule. (Intimidée moi ? Comment ça ?) (Ceux qui se sont trouvés comme ça devant un artiste quel qu’il soit, dont l’œuvre les a remués, connaissent ce sentiment, les autres peuvent surement l’imaginer).

C’est à nous. Kouta fait dédicacer son exemplaire de «Grace for Drowning» et vu sa nervosité, je ne suis pas la seule à pas en mener large. Notre tour arrive, Steven Wilson nous gratifie d’un “Hello ladies” tout britton en nous fixant avec un regard bleu perçant. Je ne sais plus un mot d’anglais. Je ne sais plus un mot de français non plus. J’arrive à bredouiller un hello/thank you bafouillant en lui tendant ma place. Il la signe et me la rend en nous souhaitant un bon concert. Je me suis rarement sentie autant à coté de mes pompes. Adam Holzman (claviériste de son état) tout en coolitude signe également mon billet et me le rend avec un grand sourire. Ça y est, je me rappelle comment on respire. J’essaie de prendre quelques photos, elles sont floues, on ne les voit pas bien, tant pis. Un pote de Kouta/fan de Wiwi/DJ de librairie nous rejoint dans la foule.

On traine un peu (beaucoup) à Gibert, aka une saisie de douane pour un drogué en sevrage. Des kilomètres de rayonnage de CDs pas chers. Je me fais violence et en sortant on évite soigneusement la version bouquins de la-dite boutique.

Re-métro. Achat du dîner dans une boulangerie du coin où le serveur fait honneur à tous les clichés sur l’amabilité des parisiens. On arrive devant le Trianon quasiment les premiers (il est 16h à nos montres), c’est parti pour quatre heures d’attente.

A 19h les gorilles de la sécurité ouvrent les portes et en avant mauvaise troupe!

On est TOUT devant, carrément accoudés à la barrière. Première fois de ma vie que je me retrouve au premier rang d’un concert! Il y à peine un mètre entre nous et la scène!

Scène sur laquelle se trouve : l’imposante batterie de Marco Minnemann, la basse de Nick Beggs et l’orgue de Wilson himself à ma gauche. Juste devant moi les claviers d’Adam Holzman à côté du micro de Theo Travis. Le râtelier de guitares de Ghutrie Govan à ma droite. Ah et aussi un roadie qui fait la sieste (sur la scène oui, le mystère demeure entier à ce jour). En guise de décor, un énorme écran en fond de scène où apparaît puis disparaît la lune ornant la pochette de l’album, avec divers visages glauques en filigrane. Le tout sur des morceaux d’autres projets de Wilson que je ne reconnais pas, mais d’autres fans hardcores dans la foule s’en chargent. Je regarde un peu autour de moi : le Trianon est un petit théâtre à l’italienne choupi tout plein avec balcons, sièges en velours rouge, angelots en bois et plafond décrépit.

Ok. On fait pire comme salle de concert.

20h, les lumières baissent, les ovations montent. Pile à l’heure.

Les musiciens entrent et s’installent, Nick Beggs et sa crinière immaculée en tête. Wilson les suit, pieds-nus, souriant et ayant déjà la bougeotte. C’est peu dire que les applaudissements sont nourris. Premier morceau, l’intro fracassante de «Luminol» nous arrive en plein dans les esgourdes, la dizaine de photographes présents dans la fosse commencent à mitrailler.

Here we all are

Born into a struggle

To come so far

But end up returning to dust

Le Trianon entier hurle joyeusement la première partie matraque de «Luminol». Wilson ne tient pas en place. Quasi douze minutes de batterie merveilleuse, d’un jeu de basse parfait le tout assaisonné de saxo et flûte  par Theo Travis (il joue des deux, mais pas en même temps) pour un coté jazzy qui se marie magnifiquement bien avec le reste des harmonies. Dans le genre ouverture qui envoie du steak, ça se pose là.

Fin du morceau Steven Wilson nous gratifie d’un

“Merci beaucoup Paris, bonsoir!”

avec un accent britton à couper à la scie à métaux.

“Ok we started with an easy one (mouhahaha). So tonight we’ll play all songs of the last album and also some others”.

cris d’approbation du public.

“So the next song is called «Drive home»

Mon titre préféré du Raven! Je serre le bras de Lexxie en souriant comme une môme à qui on annonce que Noël est en avance cette année. «Drive home», morceau poétique et mélancolique s’il en est, voix hypnotique et guitare à vous retourner les tripes. Sept minutes et des poussières plus tard, je suis sur un petit nuage.

Les gorilles de la sécurité signifient avec une amabilité toute personnelle aux photographes que leur temps est écoulé et qu’ils sont priés de remballer le matos et de décarrer.

Les premières notes de «The Pin Drop» résonnent. Sur l’écran un dessin de femme dans sa bière entouré du même halo qu’une certaine lune, ça c’est du visuel signé Hajo Müller.

Le titre est angoissant à souhait. Wiwi module sa voix différemment. Pourquoi? Je n’en sais rien, je ne cherche pas, je profite.

Les musiciens prennent à peine le temps de boire un coup et l’intro tout en piano de «Postcard» arrive. Visuellement cette fois un visage féminin, en photo légèrement animée. Un morceau d’une douceur incroyable.

L’image apparaît dans son ensemble : une femme qui n’a pas l’air au mieux de sa forme, allongée sur un sol de cuisine un portable en fin de vie à la main. Le morceau s’achève sur une note de piano, putain qu’est-ce que c’est beau!

Changement d’ambiance. Wilson à la basse cette fois commence «The Holy Drinker», titre très riche en influence jazzy. Theo Travis sous ses airs timides doit s’en donner à cœur joie! Le morceau se termine par une outro brutale qui, si je puis me permettre, envoie le pâté! Quasiment sans aucun temps mort, les gars enchaînent. Les premières notes de «Deform to form a star» retentissent, Lexxie me regarde en souriant de toutes ses dents. «Deforme to form a star» ou quasi huit minutes de grâce. Le morceau est complètement planant et le refrain emporte littéralement, même l’armoire à glace de la sécurité est pris à dodeliner de la tête et à taper la mesure. A la dernière note du titre, un voile blanc translucide s’abat entre la scène et le public.

Je suis complètement scotchée!

Les lumières s’éteignent puis se rallument. Un son de métronome, puis d’horloge, puis les deux suivit de nombreux autres « tic-tac ». Sur le rideau défilent des images de montres à gousset, et d’autres pièces d’horlogerie.

Ça, ça veut dire «The Watchmaker». Youpi! L’intro a presque des airs de berceuse et puis ça se complique, les sons deviennent petit à petit beaucoup plus denses et brutaux, un chouia plus et je headbang! Wilson, en ombre chinoise sur ce qui ressemble quand même franchement à un linceul, est complètement habité. Onze minutes et une outro démente tout en voix d’outre-tombe accompagnée de grands coups de vibrato.

“Thank you Paris, this was the story of the watchmaker, the guy who killed his wife and buried her into the stairs.”

Sa voix déformée par une espèce de résoneur  annonce la suite : «Index» Là je sautille carrément!

“This guy is really fucked-up too… he is… a collector.”

Hurlement général du Trianon. Images de papillons punaisés de mômes en plastique ultra flippants et d’énormes araignées (Kouta est grave rassuré). Petit (tout petit) désavantage d’être au premier rang, on se tord le cou pour voir les images projetées, mais ça n’est clairement pas d’ici que l’effet est le mieux. Gros avantage tout de même, on a la possibilité de voir les musiciens à travers le rideau malgré les jeux de lumières.

Hoard

Collect

File

Index

Oh my… que cette song envoie en live! Le musicien pieds-nus bouge avec des airs de scientifique fou, Nick Beggs, au chapman stick cette fois,  prends des poses totalement épiques tout en assurant des chœurs parfaits.

Catalogue

Preserve

Amass

Index

Fin de morceau en apothéose, le rideau tombe sans aucun jeu de lumière et le courant d’air  qui le suit nous saute au visage.

Re-scotchage!

Petit instant de pause le temps de rapatrier le rideau sus-cité en coulisse et accessoirement qu’on se remette de nos émotions. Je me rappelle à peine du titre suivant «Insurgentes». Je ne me souviens même pas si il l’a présenté tellement j’en ai pris plein la vue et surtout plein les oreilles. Je me réveille à la présentation du morceau suivant.

“So this song is the first song I wrote for my solo record. It’s named after a twisted film director. For no particular reason.”

Rha ça va être “Harmony Korine” ! Les visuels magnifiquement glauques à base de cheveux longs, de masques à gaz, de Battersea Station et de corneille humanoïde commencent à défiler sur l’écran. Premier refrain, mais que je kiffe cette façon de moduler le son des voix simplement en s’éloignant du micro : c’est simple, efficace  et ça en jette! Les musiciens sont à fond, Marco Minnemann prend son pied et ça se voit. Wilson arpente la scène, guitare en bandoulière et s’approche si près de nous qu’on pourrait presque lui chatouiller les orteils en tendant le bras. D’un coup, il me regarde droit dans les yeux avec un regard de musicien possédé, je voudrais lui faire de grands sourires mais je suis juste tétanisée (impressionnable on a dit?) La chanson se termine sous un tonnerre d’applaudissements! N’en rajoutez plus, je suis liquide.

Puis c’est le magnifique et déchirant  «No part of me» qui arrive. Je plane et apparemment une bonne partie du Trianon aussi.

“So did you guys have any well-known serial killer in France?”

quelqu’un hurle “Guillotine!”

“No I think that doesn’t really count, it’s an object. You know you’ll have to do better.”

(mais c’est qu’il nous ferait presque des blagounettes)

“We have several of them in the UK or in the USA.”

“So the next song is about a particular nasty one named Dennis Rader”.

nous dit-il après nous avoir expliqué que la particularité de ce serial-killer là est de prétendre regarder la télé et dîner avec la famille qu’il s’apprête à (ou qu’il a déjà, je n’ai pas bien saisi) massacrer. Ambiance.

«Raider II» donc, 23 minutes et des poussières, une intro au piano/voix entrecoupée de profonds silences qui font doucement monter l’angoisse suivit d’une vague de sons bourrins plus chœurs épiques qui nous arrivent dessus tellement sans prévenir que j’en ai un énorme sursaut de recul! (assez risible j’en conviens) Un solo de batterie totalement impressionnant, la preuve par l’image de la virtuosité de Guthrie Govan et des visuels tellement angoissants qu’ils crient « Lasse Hoile »!

Morceau suivant. Steven Wilson pose sa guitare et s’éloigne de son orgue d’un air très concentré. La première partie au piano de «The Raven that refused to sing» commence. La chanson est vraiment magnifique, une des plus belle de l’album.

A la fin du morceau les musiciens quittent la scène en faisant de petits coucous au public. Applaudissements retentissants, hurlements, sifflements : Le Trianon est content.

Après une petite pause, le temps semble-t-il d’aller se chercher des mousses, les voilà qui reviennent sur scène leurs verres à la main, à la cool.

“So I don’t really have a hit single, now (mouhahaha), but maybe you know I had another band called Porcupine Tree.”

Hurlement général et particulièrement enthousiaste de la salle.

“The first three albums were almost a solo records, so I thought it would fit here. I wrote this song when I was a teenager, and that was a loooong time ago. It’s called «Radioactive Toy».”

Steven Wilson joue du Porcupine Tree, le public se pâme. La song en question est psyché tout plein et apparemment pas si obscure que ça puisque la quasi-totalité du Trianon reprend joyeusement le refrain. Wilson himself nous encourage à chantonner (on aura tout vu). Dernière note. Les musiciens saluent la foule en souriant franchement, Wilson les présente un à un en faisant des grands gestes de chef d’orchestre allumé vers l’écran où défilent leurs noms accompagnés d’un petit croquis d’Hajo Müller. Saluts sous des applaudissements plus que chaleureux et les gars quittent la scène. Hurlements retentissant, j’applaudis à m’en décoller les paumes. Des cris et des ovations pendant ce qui me paraît de longues minutes, mais point de deuxième rappel. Les roadies commencent déjà à remballer. Dommage.

On sort de la salle dans cette grisante euphorie que provoquent les concerts géniaux. Ces types sont des virtuoses, définitivement!

Steven, tu reviens quand tu veux. On t’attend, y’a pas de souci et merci.

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5 thoughts on “A story about a moon, a raven and a needle…

  1. Mais je t’en prie ! ^^
    C’était chouette d’aller à ce concert, merci de m’en avoir parlé. C’était trop chouette. Et le debriefing en rentrant à la maison était top aussi. Contente d’avoir partagé ça avec vous !

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